L’art thérapie est un processus de soins qui utilise la création et l’expression artistique à des fins thérapeutiques au profit des malades. Que devons-nous retenir des prouesses de cette méthode de traitement.

Quelles sont les modalités d’agissements de la musique sur les malades ?

La musique, à travers une action d’anti-stimulatrice sensorielle, est en mesure de détourner l’attention des malades pendant qu’ils reçoivent des soins souvent douloureux.

Les études scientifiques menées à travers l’imagerie par Résonance Magnétique (IRM), révèlent que la musique tout en activant certaines zones du cerveau humain, diminue la sensation d’inconfort. Des expériences révèlent également que la musique a déjà été très utile dans la réanimation. Elle a également fait ses preuves en matière de soins octroyés aux grands brûlés à travers des résultats satisfaisants en clinique. Grâce à son effet, toutes douleurs qui relèvent du physique de l’homme sont atténuées. Notons aussi qu’elle permet de réduire chez les patients, les effets qui découlent des traitements, c’est-à-dire les effets secondaires des soins reçus.

Le déroulement d’une séance de thérapie musicale

Initialement mentionnée, la musique peut jouer un très grand rôle dans plusieurs et différents moments de soins que reçoivent les patients.

En effet, elle peut être utile pendant :

  • Une toilette ;
  • Un pansement d’escarres ;
  • Une pose de voie veineuse ;
  • Une ponction ;
  • Une intervention chirurgicale.

Alors pendant ces moments pareils, la musique qui d’ailleurs est préalablement choisie de commun accord avec le patient est jouée. Ainsi plusieurs aires se font entendre depuis le couloir. On peut à cet effet entendre des aires de types classiques, du rock, et plusieurs autres styles de musique.

L’efficacité de cette démarche est évaluée à travers le ressentiment de la douleur au niveau du patient. Mais également avant et après les soins. Dans cette évaluation, certains critères et facteurs sont surtout pris en compte. Il s’agit des critères relevant de la clinique comme la respiration, la tension, la fréquence… Ainsi en tenant compte de ces critères, l’on observe les signes de manifestations d’anxiété présentes sur le visage du malade.

Les premiers résultats de cette thérapie ont révélé une régression de 10 à 30%  de douleur chez le patient.