Le calepin de Céline

Ma vie de freelance, épisode 1 – Travailler à la maison ?

Bien le bonjour. Je vous retrouve aujourd’hui avec un article qui gravite autour de mon activité professionnelle, et surtout de ma façon d’envisager le travail freelance à la maison. En effet, je suis freelance depuis 4 ans, et ces dernières années j’ai testé plusieurs solutions de travail : s’il m’arrive de travailler à l’extérieur (espace de coworking, café, bureau partagé), pour l’essentiel je réalise mes missions depuis la maison. Si ça vous dit d’en apprendre un peu plus sur ma vision de la chose, je vous invite à poursuivre la lecture.

Travailler à la maison : solitude et isolement

Alors, freelance à la maison, facteur d’isolement ? Oui, et non… Je suis assez mitigée quant au fait de donner une réponse arrêtée à cette question. En effet, tout dépend la façon de se comporter dans son travail. Pour ma part, je travaille en effet seule physiquement à la maison, mais je ne suis pas seule, et ne souffre pas spécialement d’une solitude insupportable, en tous les cas la plupart du temps. Je suis en contact régulier avec des collaborateurs et d’autres freelances/créateurs/blogueurs/chefs d’entreprise (email, Hangouts, Skype), et je garde un pied dans le monde également grâce à l’Internet mondial, et plus particulièrement grâce au blog et aux réseaux sociaux. Bien sûr je mentirai si je disais que je me sens jamais seule/isolée, car ça m’arrive, et c’est à ce moment que l’idée de travailler une demi-journée voire plus en espace de coworking peut alors devenir intéressante. Pour retrouver un peu de lien social, pour se remotiver, ou pour voir autre chose, tout simplement.

Travailler à la maison : un espace dédié

J’ai la chance d’habiter en maison, et d’avoir pu aménager une pièce toute entière dédiée à mon activité professionnelle. Au fur et à mesure des semaines, mois, et années, j’ai aménagé la pièce comme un petit studio, un atelier dédié à la création et à la créativité. Mon bureau comprend un espace pour les poilus, des étagères en nombre pour ranger toutes mes affaires/mon matériel, et un bureau large et profond sur lequel je trouve mon indispensable : ordinateur fixe, tablette graphique, ordinateur portable, carnets de dessin et de notes, crayons. J’ai tout à portée de main, de l’imprimantes aux pro markers en passant par les lingettes à lunettes et le matériel divers. Tout se retrouve facilement, ça « respire », et aussi, du coup, je travaille rarement à l’extérieur ou depuis une autre pièce de la maison. Le pro reste pro, et n’envahit pas la vie perso. Et puis ça évite de s’éparpiller.

Travailler à la maison : rythme et équilibre

Ce qui m’amène directement à parler d’équilibre de vie. Ça a longtemps été un gros problème pour moi, je dois bien l’avouer. Parfois les tâches ménagères prenaient le pas sur les factures, parfois je passais trop de temps sur Illustrator, et pas assez derrière un bon livre ou en famille. Et je vous parle même pas du cas reprise d’études encore en plus… J’ai en effet mis du temps à réussir à dire stop, dans un cas comme dans l’autre. Encore aujourd’hui, avec ma reconversion récente et la création de la boutique, j’ai des difficultés à trouver un rythme constant, c’est dire. Surtout que travailler à la maison, être son « propre patron », d’autant plus à la maison, ça permet d’avoir une certaine liberté.

Du coup, on se dit « ce n’est pas grave si je regarde un épisode de Netflix en plus », ou, à l’inverse, « ce n’est pas grave si je bosse jusqu’à minuit, je dormirai plus longtemps demain matin ». Oui, sauf que non, car cette liberté est tout relative. Je dirais qu’il s’agit plus d’une souplesse de planning, à moduler. Je me suis laissée happée plus d’une fois dans ce cercle vicieux, et je me suis mise dans des situations difficiles à des nombreuses reprises : manque/privation de sommeil, flemmingite aigüe, ras le bol de tout, ou au contraire enfermée la tête dans le guidon, stress de la deadline (« il me le faut pour hier », toi-même tu sais)… Petit à petit, j’ai trouvé ce qui marchait pour moi… Un mot, l’organisation !

Travailler à la maison : la rigueur

Avec un peu de recul, je pense que pour travailler intelligemment à la maison, en dehors des notions inspiration/création/production à proprement parler, il est surtout question d’organisation et de rigueur. Aller se promener en pleine journée car grand soleil et ciel bleu, aller se faire une balade à cheval, faire les courses en pleine journée pour éviter les heures d’affluence, prendre RDV chez quelqu’un en plein milieu de la journée, se perdre sur les réseaux sociaux et les articles de blogs, déjeuner en extérieur 3x par semaine, travailler jusque minuit, sauter des repas pour gagner du temps de production, etc. Tout ça, c’est très tentant (oui, je connais mon sujet :-D…), mais c’est aussi parfaitement contre-productif.

Pour éviter de me noyer dans l’oisiveté, ou à l’inverse dans le sur-stress, je me suis fixée des règles, des petits trucs simples, et j’utilise également des outils et des méthodes de productivité (Pomodoro, Bullet journal, etc.). Quand je bloque sur quelque chose, je trouve des alternatives, j’analyse au lieu de me braquer. J’ai aussi appris, avec le temps, à dire quand ça ne va pas, et à demander de l’aide. Alors bon, là encore, je ne suis qu’une humaine, j’ai des faiblesses (nombreuses), et certains jours c’est plus difficile que d’autres. Surtout quand l’inspiration et le feu sacré débarquent aléatoirement sans prévenir, ou à l’inverse font l’école buissonnière. Pour pallier le problème, je me suis créé une “base” sur laquelle viennent se greffer les tâches. En effet, je me suis aménagée des temps distincts et des plages horaires pour diverses activités, elles-mêmes aménagées. En gros, j’ai rigoureusement compartimenté mes journées et ma façon de travailler pour avancer, et j’ai appris à (me) dire non, tant du côté pro que du côté perso.

Quelques astuces simples pour être une freelance plus zen

  • Ne pas rester en pyjama/jogging, s’habiller casual et mettre ses chaussures ;
  • Manger équilibré pour éviter une baisse de régime / fatigue passagère ;
  • Boire suffisamment d’eau pour prévenir la migraine ;
  • Faire plusieurs pauses de 5/10 min durant la journée pour reposer le cerveau ;
  • S’organiser des plages horaires par activité (factures, relances, démarchage, production, promotion, etc.) ;
  • Ne pas hésiter à demander un conseil si un obstacle surgit.

J’espère avoir pu vous éclairer un peu sur ma vision du travail freelance “serein” à la maison, et sur ma façon d’envisager la chose, au demeurant très personnelle, j’en conviens. Êtes-vous freelance ? Quelle est votre façon de travailler ? Si vous avez une solution (miracle) pour faire bien/au mieux, dites-moi tout en commentaires, je suis curieuse/preneuse. Et si vous souhaitez que j’aborde quelque chose de précis dans mon prochain article Vie de freelance, n’hésitez pas à me le signaler. A très vite ! 🌿

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